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Qualité de l'air : comprendre l'indice européen et les particules fines
Un indice de 45 est-il inquiétant ? Cela dépend de qui vous êtes et de ce que vous comptez faire. Voici comment lire ces chiffres.
L'échelle européenne
L'indice européen de qualité de l'air est calculé par l'Agence européenne pour l'environnement. Il retient le polluant le plus défavorable du moment : si tout est bon sauf l'ozone, c'est l'ozone qui détermine l'indice. Un seul mauvais élève suffit, ce qui est logique du point de vue sanitaire.
| Indice | Qualité | Recommandation |
|---|---|---|
| 0 à 20 | Bon | Aucune restriction. |
| 20 à 40 | Moyen | Aucune restriction pour la population générale. |
| 40 à 60 | Dégradé | Les personnes sensibles peuvent réduire les efforts intenses en extérieur. |
| 60 à 80 | Mauvais | Personnes sensibles : évitez les efforts prolongés dehors. |
| 80 à 100 | Très mauvais | Tout le monde : réduisez les activités physiques extérieures. |
| Plus de 100 | Extrêmement mauvais | Évitez les activités extérieures. |
Les quatre polluants suivis
- PM2,5 — particules de moins de 2,5 micromètres. Les plus préoccupantes : assez fines pour atteindre les alvéoles pulmonaires et passer dans le sang. Sources principales : chauffage au bois, trafic, industrie.
- PM10 — particules jusqu'à 10 micromètres. Bloquées plus haut dans les voies respiratoires. S'y ajoutent les poussières agricoles et, au printemps, les sables sahariens.
- Dioxyde d'azote (NO₂) — marqueur du trafic routier. Ses pics suivent les heures de pointe et se concentrent le long des axes.
- Ozone (O₃) — se forme sous l'effet du soleil, en été, à partir d'autres polluants. Particularité : il est souvent plus élevé à la campagne qu'en centre-ville.
Les enfants, les plus de 65 ans, les femmes enceintes, les personnes asthmatiques, allergiques, ou souffrant d'affections cardiaques ou respiratoires. Cela représente une part importante de la population — la mention n'est pas anecdotique.
Pourquoi la météo change tout
La pollution dépend autant du temps qu'il fait que des émissions. Le vent disperse, la pluie lessive l'atmosphère. À l'inverse, un anticyclone d'hiver crée une inversion de température : une couche d'air froid reste bloquée au sol sous une couche d'air plus chaud, et tout ce qui est émis s'y accumule pendant des jours.
C'est pourquoi les épisodes de particules fines surviennent surtout par temps froid, sec et sans vent — précisément le beau temps d'hiver. Et pourquoi les pics d'ozone arrivent lors des canicules estivales.